Ouverture Officielle du Skyblog

J'ouvre ici mon Blog personnel.

J'en possédais un auparavant, mais il ne me convenait plus et surtout, je trouvais son utilité douteuse. Je me permets d'en ouvrir un nouveau. Et oui, je m'en donne des permissions :P

Sans aller plus de l'avant, j'essaierai d'être le plus clair possible dans tous mes propos. J'espère que tous vous me comprendrez, mais je dirai que, même si vous ne me comprenez pas, ça n'en est point le but premier: j'aime la vérité quand je l'entends, mais je ne l'entends plus très souvent. Il faut croire qu'aujourd'hui on prèfere vivre enterré dans nos illusions et nos peurs plutôt que de sortir au grand jour et d'assumer la réalité.

Notre monde est en train de changer. Changer sur tous les aspects comme il n'a jamais changé. Je dis changer mais je devrais dire "transformer" car l'être humain ne change pas en lui-même mais se laisse asservir l'intégrité et la dignité sans broncher ni se révolter. L'homme se transforme en un mouton prévisible, docile, je dirais même stupide.
Je m'arrête ici, espérant que cela vous intéresse déjà peut-être. Je commence à peine à y penser et vous réentendrez bientôt de mes nouvelles, car j'ai beaucoup à dire et peu de temps pour le dire. Nous manquons toujours de temps pour aimer...

# Posté le samedi 26 juillet 2008 01:23

Modifié le samedi 26 juillet 2008 02:41

Vivre en harmonie avec les autres? Possible?

Introduction

C'est en observant et en vivant avec les autres que j'ai compris à quel point on se sait pas s'entendre. Tout nous amène à nous diviser: entre amis, entre collègues de travail et, tout particulièrement, dans notre famill et avec les gens qui nous sont chers.

Autrement dit, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il est très long avant d'arriver à bâtir de vrais liens de confiance avec les autres. Et pourtant il suffit de quelques bassesses ou d'un relâchement pour que tout s'effondre. Je l'ai déjà vécu quelques fois avec certains amis et dans ma famille.
avec les autres pour ne pas les blesser et vivre avec eux sans leur donner des remords, de la tristesse. Comment vivre en harmonie, même avec ceux que nous n'aimons pas, ou ceux qui nous méprisent, qui disent
Il m'est venu cette question.
Comment? Comment devrait-on se comporter du mal de nous? Comment ?

Je pense avoir trouvé la réponse, mais en fait, je dois bien l'avouer, c'est facile d'en parler, mais bien plus dur à appliquer. Bien que ce ne soit pas la connaissance infuse, je me permets de vous partager ce qui m'est venu à l'esprit.

Avant de commencer le vif de mon sujet, je voudrais rappeler que, selon moi, le le travail le plus important que l'on mener pour y arriver est d'abord de renoncer à nos caprices, notre égoîsme et notre orgueil de vouloir passer pour le plus intelligent, le meilleur. Renoncer au "paraître" qui nous empêche "d'être".

Je poursuivrai cette idée un peu plus tard, car je fais place au morceau principal de ce sujet. C'est un sujet sur lequel j'avais déjà posté, mais je pense qu'un petit approfondissement de cela me permet de tout mieux remâcher maintenant.

Je dirais qu'avant tout, il ne faut pas s'imaginer que c'est facile, c'est un travail à long terme et qui demandera bien des efforts. C'est dur pour tout le monde. Aimer, ce n'est jamais facile. C'est à la dur et exigeant, compliqué et simple, mais ça rend heureux, ça je peux vous le garantir.


Aimer l'autre, c'est l'accueillir comme il est.

L'objectif de cet article est à mon avis de faire un petit examen de conscience pour bien voir comment nous agissons avec les autres. Alors, questionnez-vous sincèrement sur votre façon d'agir. Je ne suis pas un psychologue, mais si j'y suis arrivé, moi simple humain comme les autres, vous le pouvez aussi. Alors continuons.

Aimer les autres c'est toujours un défi, ce n'est pas un mode d'emploi. Chaque personne est unique, ainsi l'amour qu'on lui porte doit être unique. Avant d'arriver à aimer quelqu'un, il faut être capable de l'accueillir tel qu'il est. Ça c'est un travail qui en demande beaucoup. Ça nous demande un renoncement à "ce qu'on voudrait" que soit l'autre et la confrontation de nos idées avec la réalité. Comprendre que l'autre m'est différent, c'est simple, mais c'est aussi, un défi à relever.

Alors c'est quoi accueillir? Premièrement, il y a l'accueil physique. "Bonjour, comment ça va?" et tout le tralala de politesse: serrer la main, faire un bisou à notre amoureux, etc. On en rit, mais ça a une importance. Ça montre à l'autre qu'il n'est pas qu'un numéro, mais un être humain. Si au moins je prends le temps de te saluer, c'est que tu as une certaine importance pour moi !

La question est: est-ce que j'accueille toujours l'autre sincèrement ou automatiquement? Comment suis-je avec l'autre? À mon avis, nous ne prenons pas pas toujours le temps d'être avec l'autre. Nous sommes trop intéressés par ce qui nous touche. Nous sommes captivés par nos pensées, nous sommes focalisés sur nos projets: On ne prend pas le temps pour l'autre.

On s'en rend compte lorsqu'on salue quelqu'un:
-"allô, Comment ça va bien?"
-"Non, ça va pas."

On est plus porté à réagir et s'en aller. Parfois on va rester l'écouter, par bonne volonté, mais en fait ce n'est pas ce qu'on voulait entendre, ça nous choque, ça nous bouscule. Dans le fond, on veut faire les bonnes personnes, mais on est rebuté par ce que l'autre peut vivre par moment. On est troublé, on dévie le sujet...

Bien sûr, on l'écoute, on est tout de même de bonnes personnes, on veut toujours être avec nos amis pour les aider, mais on perd encore trop de temps pour soi-même. Pas que ce n'est pas important de prendre soin de nous, ça l'est, mais mon ami, mon collègue de travail, mon frère a besoin d'une oreille, pas d'un cerveau qui analyse...Un coeur qui aime, voilà ce qu'il faut. Il faut aimer l'autre dans sa souffrance et vouloir lui porter soutien. Dans les temps de bonheurs c'est important aussi comme dans les temps de malheurs.

Une oreille ça écoute, alors je dois me mettre à l'écoute :-)

Lorsqu'on écoute les autres, on entend parfois des trucs moches, des difficultés, des souffrances. Au lieu d'aider cette personne, on tourne tout ça en farce et on en rit. Mais on a en rien aidé la personne. Oui, la détente est importante et parfois il faut dédramatiser des situations, mais instaurer un climat où tout est sujet à blagues, c'est enterrer le problème et se mettre la tête dans le sable.

L'écoute c'est plus important qu'on le croit et je dirais que l'un des grands problèmes aujourd'hui c'est qu'on a tous un problème majeur d'écoute. On "s'écoute" plus qu'on n'écoute les autres. Je ne dis pas que vous ne faites pas un effort, ni que vous êtes des méchants qui sont antisociaux. Mais l'écoute c'est pas un truc intellectuel. Si on écoute avec la tête, on perd tout le sens de l'écoute. Lorsqu'on écoute quelqu'un, il ne faut pas rester au niveau intellectuel.

Quand on vit intellectuellement, on reste froid, on reste avec nos idées, nos préjugés, nos blocages. Ce qu'il faut faire, le remède c'est de descendre au coeur, car ce que l'autre a besoin c'est d'une véritable présence pour lui. Quelqu'un qui n'arrive pas à être compris, quelqu'un qui est isolé ou vit la détresse et les gens "normaux" (bien que je considère que ce ne soit qu'une autre illusion que de se croire "normal") ont besoin d'une personne qui les aime, qui est proche d'eux, qui savent entrer en relation avec eux, malgré tout ce qu'on pourra pensser ou dire d'eux (ridiculiser, se moquer).

J'ai un petit vidéo à vous partager, qui exprime très bien tout ce que l'homme peut vivre de pauvreté et tout le message que nous avons à porter autant en tant qu'hommes, qu'en tant que chrétiens. C'est Jean Vanier, un grand homme de notre temps qui a vécu avec des handicapés et a fondé des communautés pour s'occuper d'eux. Il témoigne de son vécu et veut se faire le porte-parole de ceux qui n'arrivent pas toujours à comprendre les choses rationnelles: les paroles, etc...

Même si son message porte une importante saveur chrétienne, je vous invite à l'écouter, mais il garde une profonde intensité humaine:
Témoignage de Jean Vanier

N'oublions pas que les pauvres, les blessés: c'est nous tous.

Alors je pense que dans notre monde actuel c'est le message le plus important que nous avons à porter, que vous partagiez cette même foi avec moi, ou non. C'est d'être pour l'autre réellement présent à ses besoins et qu'à travers tout ce que nous faisons, nous soyons une lanterne, un phare pour les autres, pas un éteignoir.

L'importance de la solidarité envers les autres, nous surpasse. C'est un chemin difficile, exigeant. Ça demande toujours des efforts, mais c'est pour un plus. Un plus dans notre vie, car on se rend compte que plus on se donne, plus on est heureux, et j'en ai fait aussi l'expérience.

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 01:33

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 03:47